La pression d’être parfaite sur les réseaux sociaux 😖

Hello les chatons,

Je reviens déterrer un article qui était dans mes brouillons depuis 2019. J’avais envie de rajouter des éléments et aussi la vision que j’ai maintenant après la pandémie. Ce ne sont que mes réflexions et elles ont pour but aussi de me faire prendre conscience.

Je me suis fait cette réflexion par rapport à cette pression de devoir être parfaite sur les réseaux sociaux et encore plus sur Instagram. Je ne pensais pas que j’aurais fait un article dessus un jour, mais me voilà.

Je n’avais jamais vraiment ressenti cette pression à mes débuts sur Bookstagram, car je m’en fichais de l’esthétique de mes photos, des gens qui n’aimaient pas ce que je faisais et j’avais juste envie de parler d’un livre. Ne vous m’éprenez pas, je ne dis pas que c’était mieux avant, mais juste que je n’avais pas cette pression. Clairement quand je suis arrivée en 2015 sur Instagram, il y avait très peu de personnes. On était un petit groupe de francophone et parler entre nous était largement suffisant.

Depuis quelques années, Bookstagram a vraiment grandi et les exigences que nous avons envers nous, notre travail, mais aussi celle des autres ont grandi en même temps. J’avoue que mon style a aussi vraiment changé, j’avais envie de faire des photos parfaites (la perfection n’existe pas, mais mon côté perfectionniste était très dur avec moi). Au fur et à mesure malgré la passion d’être sur ce réseau, j’ai commencé à moi même me perdre face à cette pression. Je ne me retrouvais plus et je me sentais à chaque fois à devoir être à 200%, que ça soit sur le blog, sur Instagram, sur twitter. Je devais me renouveler, vous donner du contenu différent, faire des photos jolies, écrire des articles différents des autres. Sûrement une pression que je me donnais moi-même face aux attentes des gens autour de moi et de mes abonnées. Donner le meilleur de moi même, être toujours sans fautes, sans échec.

Ça n’a fait que s’empirer l’année dernière quand ma vie n’était vraiment sens dessus dessous et que je n’arrivais plus à supporter mon imparfaititude (wow j’ai inventé un mot). Je ne me retrouvais plus sur les réseaux sociaux, à faire des photos et lire était devenu très compliqué. J’essayais de donner toujours le meilleur de mois et surtout parce que je ne voulais pas que ça se voie. Je ne voulais pas qu’on remarque ma fatigue. Je ne voulais pas décevoir. Ne pas vous décevoir. Ne pas me décevoir. Je ne voulais pas qu’on remarque que ça n’allait pas forcément bien et que j’avais du mal géré tout ça. Je me suis rapidement retrouvée dans une spirale infernale ou un cercle complexe.

Bref, je me suis senti pressurisé sûrement par moi-même. De vouloir être parfaite et de proposer des choses qui plairont à tout le monde. J’essaye justement de ne plus me sentir sous pression et d’être totalement libre dans ce que je fais. J’ai toujours voulu donner le meilleur de moi dans ce que je fais et dans ce que j’entreprends, mais par fois je pense que j’attends beaucoup trop de moi. J’avais ce besoin d’être meilleure, pas pour dépasser quelqu’un, mais être meilleure pour moi-même. Ce n’est pas très « healthy » vous me direz, mais ça fonctionnait donc bon.

Je me suis rendu compte de beaucoup de choses aussi et avec le confinement (c’est la partie que je rajoute enfin), j’ai revu aussi les choses sous des angles différents, sur le faite d’arrêter de me prendre la tête sur une publication, de ne pas avoir une photo de la même couleur. Le plus gros « jump » de mon compte ça a été de passer à des photos uniquement blanches/intérieur à un mix d’extérieur et intérieur.  Ça m’a pris beaucoup de temps à accepter les changements que je faisais. J’ai beaucoup revu les choses importantes dans ma vie, qu’il y avait des choses que j’avais le droit de me donner la pression et d’autres choses qui n’étaient pas forcément bon pour mon mental.

Je ne dis pas que j’ai changé, car ce sont des habitudes qui sont ancrées et elles sont difficiles à se défaire, mais je me mets beaucoup beaucoup moins la pression sur ce réseau et j’ai l’impression de le redécouvrir sous un autre angle. Je me sens plus motivée de faire des choses et je ne me donne plus de planning. Je m’autorise aussi à ne pas poster (et ça c’est ce que je n’avais pas avant). J’ai envie de dire ce sont des changements qui me font du bien et qui m’apporteront beaucoup plus. Je sais que je ne suis pas seule à me mettre la pression, car l’on veut tous donner le meilleur de soi, être heureux de ce qu’on fait, avoir des retours, mais des fois il faut apprendre à lâcher prise et retourner le sujet sous différent angle.

J’ai justement eu une discussion récemment avec quelqu’un : si un angle ne fonctionne pas, retourne le rubis cube pour voir les choses différemment. Je pense appliquer ses mots plus souvent dans mon quotidien.

Je sais que cet article est totalement décousu de sens, mais il a été écrit entre 2019 et 2020 post confinement et je me suis dit que ça serait intéressant de vous partager aussi les moments de doute, ce qui se passe aussi dans ma tête et pour que peut être vous ne vous sentiez plus seul.

10 commentaires sur “La pression d’être parfaite sur les réseaux sociaux 😖

  1. Article très intéressant ! J’essaye aussi de me libérer de cette « pression », surtout celle qui nous oblige à être régulier dans les post insta, articles sur la blogo ect.. Parce que si il n’y a pas de régularité, ben on ne peut pas « monter ». Je n’ai pas posté sur insta pendant 2 mois, ça m’a fait un bien fou. Sur le blog j’étais été ultra irrégulière et j’ai arrêté de faire certains articles genre bilan du mois ect, parce que en ce moment je n’en ai pas l’envie. Et tant pis si ça ruine les stats, c’est hyper libérateur ! 🙂

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    1. Bonjour, je suis désolée de répondre aussi tard à ton commentaire, mais j’approuve absolument ton message. Je ne suis pas aussi présente sur le blog non plus, car je ne ressens plus le besoin d’être actif H24 sur le blog non plus. J’ai trouvé ça libérateur aussi de ne plus me sentir obligée 🙂

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  2. C’est très bien ce que tu as fait de lâcher prise, la pression que tu te mettais à toi-même car t’inquiète, les abonnés aiment voir au contraire les imperfections, se fichent que tu ne sois pas parfaite car aucun humain ne l’est et je pense que cette pression de production et de te dépasser est surtout lié à la société capitaliste productive!
    Et faut pas se dire « t’es rien si tu produis rien » mais au contraire, « t’as le droit de te reposer » et t’es toi en te reposant et tu n’es pas juste ce que tu fais comme un robot!

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    1. c’est exactement ce que je me disais et encore maintenant ça arrive fréquemment ce genre de réflexion. Après ce n’est pas grave non plus, car ça me permet de me dépasser, mais plus avec autant de pression.. ♡ Merci pour ton commentaire ma belle

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  3. Hello ! Je suis tombée sur ton article un peu par hasard et je l’ai trouvé très intéressant. Je ne suis pas bookstagrammeuse mais j’ai connu une période similaire à la tienne sur Instagram à toujours vouloir publier pour avoir plus d’abonnés et de likes. J’ai arrêté de publier pendant de longs mois et ça a été libérateur ! C’est bien que tu ais pris conscience que cette pression n’était pas bonne pour toi et encore plus d’avoir réussi à faire de nouveaux changements. 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ton adorable commentaire. Toi c’était dans un domaine spécifique ?
      Je suis contente de ne plus me mettre la pression sur des choses que je n’ai pas forcément envie de faire..

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