{Chronique} Maresi de Maria Turstchaninoff

Titre : Maresi (Les chroniques de l’abbaye Ecarlate T1)
Auteur : Maria Turstchaninoff
Edition : Rageot
Pages: 272

Résumé

Parmi ces femmes, elle avait trouvé un refuge.
Aujourd’hui, elles sont toutes menacées.

Une île invisible depuis la mer, balayée par les vents. Une communauté de femmes, de fillettes, d’anciennes. Une communauté de sœurs. Toutes ont fui la fureur du monde et, parfois, la brutalité des hommes. Et toutes sont venues se placer sous la protection de la magie ancestrale de ce lieu.
Sur cette terre de femmes, Maresi, adolescente libre, avide de connaissance et soucieuse des autres, peut s’épanouir, sans crainte de l’avenir. D’autant que, sur ces rivages, nul homme n’a le droit de poser le pied.
Mais un jour, une nouvelle fille vient demander l’asile.
Qui est-elle ? Et qui la poursuit ?

Avis

Une histoire qui porte des valeurs intéressantes et qui devrait être lu au moins une fois. Je remercie encore une fois Rageot édition pour l’envoi et leurs confiances.

« La lumière du soleil éclaire avec douceur les milliers de livres contenus, je m’arrête toujours un instant pour admirer cette vue et respirer l’odeur de la poussière et des parchemins, celle du bonheur ultime. »

Le roman peut être un peu long au début mais une fois qu’on est dedans on arrive vraiment plus à le décrocher. J’ai adoré l’histoire et la façon dont Maria l’amène, d’un point de vue innocent.
J’en avais entendu parler comme étant le roman rempli d’aventure, de magie et de féminisme. Cela m’avait tout de suite attiré, car j’avais vraiment envie de découvrir les positions de Maria sur le féminisme mais aussi sa vision dans une littérature jeunesse. Cette histoire est vraiment inspirante et addictive (du moins quand j’ai pu vraiment me poser dedans, je n’ai pas réussi à le détacher).
Ce roman montre vraiment la violence et l’impuissance face à cela vis à vis des femmes mais aussi le faite qu’il y est ses femmes qui se soutiennent. Il y a vraiment dans ce roman une grande cohésion entre les femmes, une grande amitié, qui montrent que on est plus forte à plusieurs que seule.
De plus, il y aussi différent ‘point de vue des hommes’, ce qui approuvent les violences et ce qui font le contraire. On a en effet un exemple concret dans cette histoire. Cette approche en tout cas, m’a vraiment plu.

“Nous saluons le soleil au moment ou il se lève de la mer, à l’est de l’île, nous offrant la chaleur de la vie”

On suit alors Maresi, une jeune fille qui est brave dans une île qui est absolument réservé au femme. On nous raconte l’histoire de l’Ile et des toutes premières Sœurs Les hommes n’ont pas le droit de poser un pied. Elle nous raconte une histoire, l’histoire qui est arrivée quand son amie, Yai à posée un pied sur cette île. On a surtout une grande partie du roman, ou elle explique les tâches des femmes et ce qu’elles font pour que l’harmonie reste sur l’île. La deuxième partie est plus la révélation, et les conséquences de la venu de Yai.

« Parce que le savoir est une force. »

Maresi elle est brave, et raconte l’histoire d’une voix innocente sans laisser paraître la monstruosité mais décrivant ce qu’elle voit. Elle est d’une douceur, et elle aime absolument les livres. Elle est curieuse et aime découvrir de nouvelle chose.
Elle a cette aura protectrice pour Yai et les petites filles qu’elle surveille.
Yai, est quant à elle, triste, refermée et je voulais tellement en savoir plus sur elle car elle est intrigante. C’est un personnage que l’on découvre à la fin du roman avec une vrai force. Elle prend des repère avec Maresi, et au fur et à mesure se confit à elle. On a l’impression d’être dans cette confidence entre les deux amies.

« J’ai tourné le dos au monde. Mais tu as compris que ce n’est pas le meilleur choix; le monde finira par nous atteindre ou que nous soyons. C’est lâche de vouloir se cacher. Tu as plus de discernement que moi, ma petite Maresi. »

Je tiens à préciser que certaines fois, les choix de l’auteure m’ont retournés surtout du côté de la violence. Je ne pensais pas que cette violence serait aussi forte. Elle reste néanmoins vrai, car c’est ce que certaines femmes subissent encore de nos jours.

4/5

 

 

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5 réflexions au sujet de « {Chronique} Maresi de Maria Turstchaninoff »

  1. Je comprends le concept du livre, mais je me demande…. Selon ce que je peux lire du résumé, ça sonne comme si tous les hommes étaient abominables…. :/
    Est-ce que ça ne sonne pas comme si c’était un féminisme de supériorité plutôt qu’un féminisme d’égalité ? Est-ce que c’est plus nuancé à l’intérieur du livre 🙂 ?

    Aimé par 1 personne

    1. Je peux enfin te répondre après des jour et des jours. J’aurais peut être du le préciser dans cette chronique mais tu as les deux façon, car elle parle d’un homme qui les aide. Donc tu as vraiment les deux côté la violence/ mais aussi l’aide et le soutien des hommes.

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